Il ne s’agit ni du E-450 ni du E-620, mais des réflexes des équipes de marketing et de veille d’Olympus.

Ce géant de l’optique et de la photographie a fait preuve récemment d’un dynamisme qui transparaît sur la toile.

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D’abord un petit détail révélateur des capacités d’attention du constructeur :

Tom Hogan est un photographe spécialiste de Nikon. Il tient un site internet où il commente l’actualité de cette marque également prestigieuse, depuis six années. Curieux de la nouveauté que constitue l’Olympus Pen E-P1, il a publié un test de cet appareil fascinant.

Surprise de l’auteur, un mois après : « j’utilise un Olympus E-P1 depuis exactement un mois. Olympus a annoncé hier une mise à jour du logiciel de l’appareil, et, devinez quoi, j’ai reçu un courriel directement de leur département communication pour me prévenir. Cela fait quinze années que je suis Nikon et le seul contact que j’ai eu de leurs services de communication est un reproche pour avoir publié en avance les spécification du D70 qui selon eux étaient fausses (elles ne l’étaient pas). Qu’est-ce qui me fait penser que lorsque Nikon annoncera son prochain compact ils ne m’enverront même pas un communiqué de presse ? Hé bien malgré des demandes maintes fois répétées, ils ne m’ont JAMAIS adressé un communiqué de presse sur quoi que ce soit… » (source : 4/3 rumors)

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Apparemment certaines marques ont compris qu’Internet permet de nouer des relations directes avec des communautés d’amateurs parfois passionnés, d’autres préfèrent les ignorer. Olympus a su se doter de compétences en veille qui paient lorsqu’elles sont alliées à un marketing intelligent.

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Et Olympus est sans doute très fort en marketing.

Toujours à propos du Pen E-P1, on sait que l’un des reproches les plus fréquents adressé à cet appareil, outre un autofocus un peu lent, est l’absence de flash.

On se demande si Olympus n’a pas sacrifié cet élément sciemment (l’excuse officielle est un manque de place) pour pouvoir griller la politesse à Panasonic et sortir avant cette marque le premier appareil compact à objectifs interchangeables. Avantage : le « buzz » autour des deux appareils semble bien bénéficier au premier sorti, malgré le fait que le Panasonic offre un flash et un autofocus plus véloce (même si l’Olympus est parfois gratifié d’une qualité d’image légèrement meilleure et surtout d’un look délicieusement vintage). En fait foi le graphique ci-dessous :

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Joli geste encore du marketing d’Olympus : les photographes pragmatiques, qui se soucient peu du look de leur appareil ou auront su résister à l’envie de se ruer sur la nouveauté, ont pu découvrir par quelque fuite bienvenue l’arrivée prochaine d’un Pen E-P2, doté d’un flash et, sans doute, d’un autofocus plus musclé… (source 4/3 rumors)

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Un dernier exploit des équipes d’Olympus ? Lorsqu’on accède au test du Panasonic GF1 sur le site de Cnet, c’est une splendide publicité pour l’Olympus Pen qui surmonte la page…

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De fait, les équipes d’Olympus ont fait si fort qu’on peut lire des tests de l’appareil parsemés de poésie.

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Chez DP Review, leur conclusion après un test de l’appareil affreusement technique :

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« La tête dit non, le coeur dit oui

Le E-P1 est un des rares produits à l’ère des productions de masse qui provoque une réponse émotionnelle même chez le plus blindé des chasseurs d’image. C’est un hommage à l’équipe de design de l’EP1 autant qu’une réflexion sur le besoin de combler l’écart entre les appareils compacts et les réflex. On peut facilement trouver des raisons de ne pas acheter cet appareil : lenteur de l’autofocus, résolution de l’écran pauvre, pas de flash intégré, peu d’objectifs au format micro 4/3 […] La question la plus importante est que malgré cette liste de défauts  je me demande encore pourquoi je n’ai pas envie de rendre cet appareil ? […] Sans doute parce que malgré ces défauts c’st un appareil qui est seul dans sa catégorie. »

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Plus court, chez Tom Hogan : « Olympus E-P1 Review. Like. Hate. Like. Hate. It.

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Imparable.