Le bilan de l’emploi et de l’investissement en 2015

Accueil/Non classé/Le bilan de l’emploi et de l’investissement en 2015

Nous venons de diffuser à nos clients et à la presse le bilan de l’emploi et de l’investissement en 2015.

Quelques éléments en ont été repris et diffusés, notamment par les Échos :

les echos 3 mars 2016Nos analyses permettent de montrer que les données collectées par notre Observatoire de l’emploi et de l’investissement reflètent les grandes tendances, sectorielles et géographiques, à l’œuvre dans l’économie française. L’observatoire permet donc à toute organisation qui le souhaite de se donner les moyens d’analyser, en temps réel, les tendances de l’emploi et de l’investissement, classées par secteur, territoire ou entreprise.

Dans l’introduction de notre bilan 2015, nous écrivons notamment que :

  1. Les annonces de créations d’emploi augmentent de 30% par rapport à 2014. Cela marque la fin d’une tendance continue à la baisse des créations d’emplois, que nous constations depuis 2010. Jusqu’ici l’amélioration du solde net des emplois créés et supprimés provenait entièrement de la baisse des suppressions d’emplois. Cela relevait d’une économie de résilience plus que de croissance. En 2015, les créations d’emplois annoncées sont enfin à la hausse, que l’on prenne ou non en compte les annonces du secteur public et des administrations.
  2. Les annonces de suppressions d’emplois collectées diminuent de 16%, comme en 2014. C’est une tendance qui n’a été interrompue qu’en 2012. C’est dans les activités industrielles que la réduction est la plus forte en valeur absolue (6 500 suppressions d’emplois en moins), et dans les points de vente que la baisse est la plus forte en valeur relative (baisse de 40% des suppressions d’emplois).
  3. Créations et suppressions d’emplois évoluant toutes les deux dans le bon sens, situation qui ne s’était produite qu’en 2010, le solde net des annonces de créations et suppressions d’emplois est le meilleur depuis 2009, avec près de 46 000 emplois nets créés.
  4. Malgré ces éléments encourageants, les données collectées montrent des fragilités qui demeurent. Hors secteur public, le solde net des annonces de créations et suppressions d’emplois collectées à travers l’observatoire Trendeo est inférieur à ceux de 2010 et 2011. La reprise qui a suivi immédiatement la crise de 2008-2009 a été plus forte que celle que nous connaissons actuellement.

  5. L’industrie manufacturière reste le principal foyer de pertes nettes d’emplois. Les créations d’emplois y ont d’ailleurs reculé de 5% en 2015, à rebours de la tendance générale. S’agissant d’un secteur à forte valeur ajoutée, qui représente de plus la part principale de nos exportations, cela reste un point noir de l’économie française.

  6. Le mois de janvier 2016 n’a pas été bon, avec une baisse de 34% des créations d’emplois annoncées, et une hausse de 37% des suppressions annoncées. Les variations mensuelles sont peu significatives, mais ce résultat s’inscrit dans un contexte international toujours perturbé, et des replis boursiers importants.

D’autres articles ont été publiés par Le Monde, Le Figaro ou Paris Match.

 

 

2016-11-04T12:38:54+00:00 3 mars 2016|Non classé|