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Trendeo propose depuis peu un abonnement à une plateforme de veille sur l’investissement en France. Grâce à un renforcement de l’équipe, nous suivons près de 3 000 sources d’informations – presse nationale, presse quotidienne régionale , presse économique, sites Internet des médias radio et TV, sites des fédérations professionnelles, blogs syndicaux…
Ceci nous permet d’alimenter une base de données qui peut être interrogée grâce à des recherches par mots clés, par tags, par secteurs d’activité, par région, département. Plus d’une trentaine de champs sont renseignés pour chaque fiche descriptive d’un investissement ou d’un désinvestissement.
Toutes ces fonctionnalités sont décrites de façon approfondie sur www.observatoire-investissement.fr
Exemple de classement des régions les plus dynamiques :
(données provisoires, en cours de saisie)

Trendeo publie une cartographie des principaux think tanks français en version papier – version électronique possible sur demande.

Cette carte aux dimensions A0 (118*84 cm) comporte 46 think tanks français (et 14 think tanks étrangers liés par des liens de partenariat), 108 personnalités membres et 68 entreprises. Les liens entre ces entités font apparaître les relations de financement, de partenariat, ou de simple collaboration.
La liste des think tanks a été établie principalement à partir d’ouvrages de référence et de recherches complémentaires sur des sources ouvertes. Les 46 « réservoirs d’idées» sélectionnés (ainsi que 7 revues ou sites Internet de réflexion, dont le récent Nonfiction.fr) ont été catégorisés en fonction de 14 thématiques (agriculture, politiques publiques, défense-sécurité, Europe…)

Cette cartographie peut-être notamment utile à des cabinets de conseil en relations publiques désireux d’avoir une vision synthétique des principaux acteurs français du secteur. Elle nous sert aussi de démonstration de nos compétences en la matière, applicables à tout autre sujet ou secteur, à la demande.
N’hésitez pas à nous contacter pour commander un exemplaire ou discuter de la réalisation d’une carte spécifique.
Les réseaux sociaux professionnels sont, pour l’utilisateur, un moyen de suivre l’évolution de ses relations (changements d’activité, de poste, de ville…), mais aussi de faciliter l’entrée en contact avec de nouvelles personnes, par un ciblage fin (choix de communautés professionnelles ou géographiques). L’utilisation de ces réseaux suppose une bonne familiarité avec Internet. Suivre le succès de réseaux professionnels comme LinkedIn dans différents pays, et au sein d’un pays, sur différents territoires, est un indicateur intéressant de l’ouverture d’une population aux nouvelles technologies.
LinkedIn permet de rechercher quel est le nombre d’utilisateurs inscrits dans un pays donné, ou à proximité d’un code postal donné. Cette fonction a été utilisée pour comparer le nombre d’utilisateurs inscrits à la population et mesurer ainsi le degré de présence sur LinkedIn de différentes populations nationales, puis de villes françaises.
Quelques résultats sont ici présentés.
La méthodologie
LinkedIn est un réseau social plus professionnel que Facebook, réseau très orienté vers les loisirs (11% des utilisateurs de LinkedIn ont moins de 26 ans, contre 69% pour Facebook[1]). Il couvre un grand nombre pays et revendique près de 12 millions d’utilisateurs[2]. Pour comparer la présence de différents pays sur LinkedIn, il faut supposer que les parts de marché de ce réseau social sont constantes (le taux d’équipement des ménages en voitures à travers le monde ne peut pas se fonder sur les statistiques de vente d’une seule marque). Les réseaux concurrents sont cependant peu nombreux, et l’on peut considérer que LinkedIn est un indicateur intéressant en première approche. Il faudrait en effet tenir compte des concurrents locaux. En France, par exemple, Viadeo est un concurrent sérieux de LinkedIn. Il est cependant quasi exclusivement limité à la France, et les comparaisons entre pays seraient impossibles avec ce seul réseau. Par ailleurs, Viadeo ne permet pas d’afficher le nombre d’utilisateurs d’une zone géographique donnée lorsque ce nombre est supérieur à 10 000. Il ne permet donc pas les comparaisons entre villes françaises.
Les populations nationales sur LinkedIn
Premier constat : la population française est plutôt bien connectée, par rapport aux autres pays européens non anglophones. Avec presque 1% de sa population sur LinkedIn, la France fait mieux que l’Espagne, l’Italie ou l’Allemagne. La Suède fait encore mieux que le Royaume-Uni. Le Japon a un très faible pourcentage, mais d’autres réseaux sociaux sont, là bas, très populaires, comme Mixi[3], qui revendique 15 millions d’utilisateurs (environ 11% de la population japonaise). Mixi est aussi très spécifique puisque 95% des utilisateurs y sont anonymes[4].
Part de la population inscrite sur LinkedIn
| |
Population |
dont sur Linkedin |
% |
| Etats-Unis |
303 824 646
|
15 753 388
|
5,19%
|
| Suède |
9 045 389
|
295 508
|
3,27%
|
| Royaume-Uni |
60 943 912
|
1 676 058
|
2,75%
|
| Israël |
7 112 359
|
150 471
|
2,12%
|
| France |
64 057 790
|
601 053
|
0,94%
|
| Italie |
58 145 321
|
483 326
|
0,83%
|
| Espagne |
40 491 052
|
298 123
|
0,74%
|
| Allemagne |
82 369 548
|
377 279
|
0,46%
|
| Liban |
3 971 941
|
14 937
|
0,38%
|
| Brésil |
191 908 598
|
383 782
|
0,20%
|
| Inde |
1 147 995 898
|
1 332 454
|
0,12%
|
| Japon |
127 288 419
|
94 484
|
0,07%
|
| Corée du Sud |
49 232 844
|
28 061
|
0,06%
|
| Indonésie |
237 512 355
|
60 315
|
0,03%
|
| Iran |
65 875 223
|
11 512
|
0,02%
|
| Chine |
1 330 044 605
|
156 773
|
0,01%
|
| Burkina Faso |
15 264 735
|
559
|
0,004%
|
Données Trendeo
Les villes françaises sur LinkedIn
LinkedIn permet de sélectionner les utilisateurs à moins de 15 kilomètres d’un code postal donné, ou à 40 kilomètres d’un code postal donné. Nous avons rapporté, pour les plus grandes villes françaises, la population de la commune à celle des utilisateurs distants de 15 kilomètres du code postal. Nous avons également rapporté la population de l’aire urbaine à celle des utilisateurs distants de 40 kilomètres du code postal central.
Ces deux indicateurs permettent de pallier le fait que selon la configuration et la densité de la commune et/ou de l’aire urbaine, les résultats peuvent être biaisés. Par exemple, le taux d’utilisateurs de l’aire urbaine de Saint-Étienne (à 40 kms du code postal 42 000), anormalement élevé, doit inclure une bonne part d’utilisateurs lyonnais. Le taux de la commune semble, dans ce cas, bien plus exact.
Quelques résultats intéressants : de façon générale, le taux communal est plus élevé que le taux de l’aire urbaine, ce qui tendrait à montrer que les périphéries urbaines sont moins connectées.
Le tableau classe les villes selon leur population communale. Les villes les plus importantes sont aussi les plus connectées, en règle générale, à commencer par Paris, en tête du classement. Il existe cependant deux exceptions notables. La première est le classement de Grenoble, très proche du taux parisien, autant pour la commune que pour l’aire urbaine. L’orientation TIC de Grenoble est sans doute ici reflétée. En sens inverse, Marseille, deuxième commune française, ou troisième aire urbaine, apparaît comme très peu connectée.
Part de la population inscrite sur LinkedIn
| |
Commune |
Aire urbaine |
| Paris |
4,3%
|
2,9%
|
| Marseille |
0,6%
|
0,7%
|
| Lyon |
3,2%
|
1,3%
|
| Toulouse |
2,1%
|
1,2%
|
| Nice |
2,0%
|
1,5%
|
| Nantes |
1,8%
|
0,8%
|
| Strasbourg |
2,0%
|
1,2%
|
| Montpellier |
1,7%
|
1,1%
|
| Bordeaux |
2,4%
|
0,8%
|
| Lille |
3,7%
|
2,3%
|
| Rennes |
2,1%
|
1,9%
|
| Reims |
0,6%
|
0,7%
|
| Le Havre |
0,4%
|
0,4%
|
| Saint-Étienne |
0,3%
|
4,8%
|
| Toulon |
0,6%
|
0,4%
|
| Grenoble |
4,0%
|
2,7%
|
| Angers |
0,9%
|
0,5%
|
| Dijon |
0,8%
|
0,5%
|
| Brest |
0,7%
|
0,6%
|
| Nîmes |
0,4%
|
1,7%
|
| Le Mans |
0,7%
|
0,6%
|
Données Trendeo
Données LinkedIn relevées à mi-décembre 2008
Population communale : estimations INSEE 2005
Populations aire urbaine : INSEE 1999
Conclusion : LinkedIn est un outil professionnel particulièrement intéressant. Si sa couverture reste limitée, en pourcentage de la population, il est utilisé sur tout le territoire. Les distorsions entre taux d’inscription dans les grandes villes reflètent les diversités du territoire français.
[1] http://business.rapleaf.com/company_press_2007_11_12.html
[2] http://nielsen-online.com/blog/2008/10/22/for-social-networks-there%E2%80%99s-still-room-to-play/
[3] http://mixi.jp
[4] http://www.techcrunch.com/2008/07/20/japans-mixi-a-social-network-as-a-purely-local-phenomenon
Meilleurs voeux pour la nouvelle année !

L’arrivée d’Anouar Achour renforce les effectifs ! Anouar a une formation commerciale, renforcée par une spécialisation en intelligence économique. Son profil est dans la rubrique Equipe.
Pour faire face à cet accroissement des effectifs, Trendeo emménage au 166 boulevard Montparnasse, dans de nouveaux locaux. Les nouvelles coordonnées complètes sont à la rubrique Contact.
La société AWS Eco Plastics a ouvert à Hemswell un site de recyclage de bouteilles plastiques qui se veut premier site européen par la taille. La capacité de traitement du site sera de 2 milliards de bouteilles ou d’emballages par an. Le site pourra ainsi produire 100 000 tonnes de plastique recyclé par an, pour produire des emballages, des vêtements de type « polaire» ou des tubes plastiques. Ultérieurement, les plastiques produits seront de qualité suffisante pour être réutilisés dans des utilisations alimentaires. Après cette amélioration, le site emploiera soixante personnes. L’investissement a été de 14 millions de livres. La société AWS a reçu un financement de 1,5 million de livres d’un fonds privé spécialisé dans les technologies durables (Sustainable technology fund ). Cinq autres millions ont été ont été apportés par Robeco sous forme d’apport en capital. Un contrat a d’ores et déjà été signé avec une société de conditionnement de lait, Nampak, pour la fourniture de 12 000 tonnes/an de HDPE recyclé (rHDPE – polyéthylène haute densité). La technologie utilisée est fournie par la société allemande Titech.
AWS envisage d’autres projets au Royaume-Uni et en Europe.
Sources :
Plastemart
Let’s recyle
PRW
Packaging Today
Packaging News
Business East Midlands
La recherche sur internet par l’utilisation de moteurs généralistes est parfois frustrante : beaucoup de bruits, de résultats provenant de sources inintéressantes ou trop directement commerciales. La recherche s’étend sur des horizons très vastes. Le moteur de recherche vertical permet de restreindre le champ des recherches à un secteur donné d’internet. Par exemple, un moteur de recherche dédié aux sites philatéliques.
Google permet aux utilisateurs de créer leur propre moteur vertical (moteur de recherche personnalisé) en paramétrant leur outil de recherche. Chacun peut limiter les sites utilisés par Google, dans une recherche, à un ensemble de sites sélectionnés.
Cela permet de créer facilement des moteurs de recherche consacrés à une thématique verticale. Par exemple, un moteur de recherche sur le secteur automobile peut appliquer ses recherches à la presse automobile (Auto plus et autres) et aux blogs spécialisés (Caradisiac).
Pour les besoins d’une recherche liée à l’image d’une collectivité, j’ai eu à utiliser un moteur spécialisé sur la presse internationale d’affaires (Business Week, Time, The Economist…) Il m’a donné satisfaction au sens où j’ai pu récupérer rapidement un ensemble d’articles de référence, provenant tous de sources reconnues (avec une quarantaine de résultats pour ma requête, contre plusieurs milliers dans Google).
Pour aller au delà de ce premier essai et tester l’outil, j’ai créé plusieurs moteurs verticaux qui sont à disposition à la rubrique Moteurs de ce site.
Les voici succinctement présentés :
- Deux moteurs permettent tout d’abord d’appliquer une même requête sur les sites des quotidiens français ; l’un pour la presse nationale, l’autre pour les quotidiens régionaux (une cinquantaine de journaux parmi les membres du Syndicat de la presse quotidienne régionale qui ont un site internet).
- Le moteur Pôles de compétitivité recherche dans les sites internet des pôles de compétitivité français. Il permet de rechercher immédiatement, par exemple, quels pôles parlent d’énergie solaire sur leurs sites, ou quelles sociétés sont citées (au 1/1/2008 : 55 citations pour Alstom, 29 pour Siemens).
- Le moteur sur la presse d’affaires internationale (en anglais) est en quatrième position.
- Le moteur People permet de chercher dans la presse consacrée à l’actualité des personnalités (Voici, Gala…)
- Enfin, le moteur de recherche sur les blogs politiques utilise les cent blogs et sites internet du classement Wikio (septembre 2008).
Ces moteurs donnent (heureusement) des résultats très différents et généralement satisfaisants. On a envie, après les avoir essayés, de bénéficier de fonctionnalités supplémentaires (par exemple, l’affichage du nombre de résultats, qu’on ne trouve qu’en dernière page, ou un tri des résultats par date…) L’expérience, telle quelle, est déjà concluante et peut permettre de gagner pas mal de temps dans des recherches spécialisées.
Sur le même sujet, lire un bon billet de Jean-Marie Le Ray.
Les investissements internationaux dans le monde sont mesurés par la Conférence des Nations-Unies sur le Commerce et le développement (CNUCED). Les données sont accessibles (après inscription gratuite) sur un site un peu délicat à manipuler, mais très performant dans les options qu’il offre.
On obtient donc assez facilement des données sur les pays qui reçoivent (ou émettent) des investissements internationaux. Les données présentés ici sont les investissements reçus par les différents pays. Ces données sont monétaires (en millions de dollars). Pour lisser les évolutions annuelles, les résultats cumulées 2001-2006 ont été utilisés.
Pour visualiser les valeurs obtenues, plusieurs choix sont possibles, du plus classique au plus innovant. Le site Many Eyes, d’IBM, permet précisément de réaliser rapidement toutes sortes de graphiques.
On peut commencer par une carte géographique :

C’est propre et agrémenté d’une échelle qui permet d’estimer les données pour chaque pays, mais la mappemonde tend à gommer les disparités.
Une répartition en surfaces proportionnelles est sans doute plus parlante :

Une utilisation du wordle est aussi possible. Les mots sont représentés de façon proportionnelle à la valeur qui leur est attachée. Même si cette représentation ne donne aucune idée des montants en jeu, c’est sans doute la plus frappante :

La sensibilité aux thèmes environnementaux progressant, les voitures « vertes» se vendent de mieux en mieux, tandis que les grosses cylindrées et les 4*4 de loisir s’écoulent plus difficilement. Cette évolution est encore accélérée par les mesures de type bonus/malus, comme celle qui a été adoptée en France en 2007.
Jusqu’ici l’offre automobile ajoute à un modèle classique, souvent banal, des caractéristiques techniques destinées à le « verdir» .
La Prius, par exemple – due à Toyota, qui a su s’inscrire dans une tendance « développement durable» dès 1997 – ne doit pas son succès à une ligne révolutionnaire.

Maintenant qu’un marché semble durablement créé pour des voitures aux caractéristiques environnementales fortes, de nombreux nouveaux modèles vont émerger et la créativité des constructeurs sera plus forte.
En Inde, par exemple, la société Reva propose une petite voiture électrique, aux caractéristiques encore proches d’une voiturette : autonomie de 80 kilomètres, vitesse maximum de 80 Km/h. Un modèle deux places est annoncé avec une autonomie de 200 kilomètres et une vitesse maximum de 120 km/h.

Un constructeur indien, le groupe Tata, a su repérer les technologies de Guy Nègre, ingénieur français, et de sa société MDI. Il propose un véhicule à air comprimé, sans aucun rejet de CO2 (cf. vidéo). La MiniCats offre 3 places et son autonomie annoncée est de 80 kms avec une vitesse maximale de 110 km/h. Une version hybride permet d’accroître l’autonomie du véhicule avec une très faible consommation d’essence (inférieure à 2l aux 100 kms). Sur le plan commercial et marketing, en tout cas si l’on peut en juger par la simple présence sur internet, Guy Nègre a encore du travail puisqu’une requête « MDI Guy Nègre» sur Google renvoie sur le site d’un concurrent et ancien collaborateur…

Le projet « better place» prend acte des caractéristiques encore limitées des voitures électriques pour lancer un modèle – en partenariat avec Renault – sur le marché israélien. En Israël, 90% des conducteurs font moins de 70 kms par jour, et tous les centres urbains sont distants de moins de 150 kms. Ces caractéristiques font du pays un bon terrain de test pour la généralisation des voitures électriques. L’innovation technologique s’accompagne ici d’un modèle économique astucieux. Prenant acte du fait que la batterie est l’élément clé des modèles électriques, Better Place entend développer un réseau de stations de recharge qui permettra aussi de repartir immédiatement sans attendre grâce à un simple échange de batterie. Les premières voitures devraient rouler en utilisation normale en 2011, en Israël et au Danemark.

Ces projets innovants proposent encore des véhicules d’allure fonctionnelle. D’autres s’engagent déjà dans la production de véhicules plus séduisants.
Tesla Motors, aux Etats-Unis, propose un roadster électrique aux caractéristiques impressionnantes : vitesse maximale de 200 km/h, autonomie de 350 kms, une accélération de 0 à 100 km/h en 4 secondes, le tout pour un temps de recharge électrique de 3 heures 30, sur une prise électrique courante. La voiture est offerte à la réservation pour l’Europe, livrable en 2009, à 100 000 € HT…

Deuxième exemple étonnant, l’Aptera. Ce véhicule à trois roues offre deux places. En Californie, il est enregistré dans la catégorie des motos mais le constructeur revendique une solidité de construction digne d’une automobile. La version tout-électrique (il existe une version hybride), offre une autonomie de 193 kms, une vitesse maximale de 130 km/h et une accélération de 0 à 100 km/h en moins de dix secondes.

A voir toutes ces nouveautés, on pressent que le marché de la voiture «écologique» va s’animer considérablement dans les toutes prochaines années…
Robert Huggins est professeur à l’Université de Sheffield. Il possède également un cabinet de conseil et d’études, Robert Huggins associates.
Le cabinet a classé récemment la compétitivité des régions européennes. La compétitivité est définie comme la « capacité d’une économie à conserver pour ses membres un niveau de vie croissant, en attirant des entreprises qui ont elles-mêmes des parts de marché stables ou croissantes dans leur secteur» . La définition retenue combine les notions de compétitivité et d’attractivité.
Pour construire un classement, les auteurs ont utilisé des données régionales (au niveau Nuts 1) pour les 25 pays membres de l’Union européenne en 2006 (la Suisse et la Norvège ont été ajoutées).
Trente cinq facteurs ont été pris en compte, regroupés en trois catégories :
- créativité (dépenses de R&D, intensité en R&D, dépôts de brevets),
- performance économique (taux d’emploi, productivité du travail, PIB/salarié, revenu, taux de chômage…),
- infrastructures et accessibilité (routes, autoroutes, véhicules, transport aérien fret et passagers, densité des autoroutes)
Chose rare pour des classements de ce type, le fichier intégral des données est accessible en ligne, avec le rapport détaillé. Il suffit juste d’une inscription (gratuite).
Les résultats du classement 2006 donnent la région de Bruxelles en première position, suivie du grand Helsinki (région d’Uusimaa) et de l’Île-de-France. Londres n’est qu’en neuvième position, en raison d’une faible R&D privée et d’une productivité plus faible.

La deuxième région française, Centre-est (Rhône-Alpes et Auvergne), est en 32ème position, le Sud-Ouest (Aquitaine, Limousin, Midi-Pyrénées) venant en 44ème position.
La part importante d’indicateurs relatifs (données par habitant) fait ressortir les très bonnes performances des « petits» pays. La Finlande place ainsi trois régions dans les 20 premières places.
Les auteurs ont aussi établi un classement par pays. Globalement, la France est, dans ce classement, en dixième position (perdant une place par rapport à 2004), la Finlande, le Luxembourg et la Suisse occupant les trois premières places. Le Royaume-Uni est en huitième position, l’Allemagne en douzième.
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