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Début de reprise en 2010 ?

Il est un peu tôt pour tirer des conclusions générales sur la conjoncture à travers les données de l’Observatoire de l’investissement de Trendeo. Nous constatons cependant en février 2010 un nombre net d’annonces d’emplois liées aux investissements nettement positif (8 649 créations nettes), en croissance tant par rapport au mois de janvier 2010 que par rapport à février 2009.

solde-fév-2010Solde net des annonces d’investissement et de désinvestissement, en emplois

Ce résultat positif résulte d’une croissance des annonces positives (+62,6% de janvier à février 2010, avec 18 542 annonces positives en février), graphique de gauche ci-dessous, alors que les annonces négatives n’augmentent que de 30% (graphique de droite ci-dessous, 9 893 suppressions d’emplois annoncées en février).

créations-fév-2010suppressions-fév-2010

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Il peut y avoir plusieurs phénomènes qui incitent à relativiser cette apparente amélioration : certaines annonces positives notamment sont le fait de sociétés informatiques qui ont annoncé en janvier ou février leurs intentions d’embauches sur l’ensemble de l’année – si la conjoncture se dégrade, ces annonces ne se réaliseront sans doute pas. Il est également possible que des groupes aient suspendu leurs annonces de fermetures de sites et de réductions d’effectifs avant les élections régionales. Le mois d’avril pourrait donc voir un grand nombre d’annonces « rattraper » les annonces suspendues pendant les premiers mois de l’année.

Difficile donc de tirer des conclusions solides, en matière d’analyse de la conjoncture globale, à partir des données ici présentées. On note cependant avec intérêt que pour ce qui est de la filière des emplois « verts », que nous suivons avec une attention particulière, elle continue à se développer en janvier et février comme le montre le graphique ci-dessous :

verts-fév-2010

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On lira enfin, concernant la conjoncture française, un article plutôt élogieux du New York Times du 7 mars 2010,  qui présente la France comme un amortisseur de chocs au sein de l’économie européenne.

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Les données de la commission de soutien aux sous-traitants très proches des données collectées par Trendeo

Le quotidien Les Echos a publié le 8 février dernier les chiffres de la Commission de soutien aux sous-traitants du secteur automobile.

Selon le rapport de la Commission, établi à la demande du Ministère de l’Industrie, les sous-traitants du secteur automobile ont supprimé 35 000 emplois en 2009. L’Observatoire de l’investissement de Trendeo a repéré 27 000 de ces emplois supprimés (cf. notamment cette présentation des données collectées en 2009, diapo n°14), soit près de 80% du total. Ces données sont par ailleurs accessibles en temps réel pour l’ensemble de nos abonnés.

Nous avons également décompté près de 12 000 emplois nets supprimés chez les constructeurs automobiles (les constructeurs ne rentrent pas dans le champ de l’étude de la commission de soutien aux sous-traitants).

Selon la Commission, la filière des sous-traitants de l’automobile pourrait encore réduire ses effectifs de 40 000 à 50 000 postes dans les deux années à venir.

Présentation au CNER de l’étude de Trendeo sur l’investissement en France en 2009

Le Conseil National des Economies Régionales fédère de nombreuses agences de développement et comités d’expansion français.

Le 5 février dernier David Cousquer a présenté les principaux résultats de l’analyse des données collectées par l’Observatoire de l’investissement.

L’Observatoire de l’investissement recense les investissements et désinvestissements annoncés en France par les entreprises et administrations, mesurés en emplois.

On trouve dans cette présentation un classement des régions en 2009, une carte de France des investissements annoncés par bassin d’emploi, une répartition par secteur d’activité…

Vous trouverez ci-dessous la présentation faite ce jour-là.

Présentation de l’étude Trendeo sur l’investissement en France en 2009

View more presentations from dcousquer.

Ces usines qui fleurissent malgré la crise

Les Echos publient aujourd’hui un article sur les ouvertures d’usine en France, reprenant les chiffres issus de notre étude sur l’investissement en France en 2009.

En effet, certains secteurs continuent à ouvrir des sites industriels au coeur de la crise : l’aéronautique, les industries pharmaceutiques, les industries alimentaires… Même dans l’automobile quelques sites ont ouvert en 2009 – ce sont le plus souvent des sites qui remplacent des sites obsolètes avoisinants.

L’article est complété d’une carte affichant dix-sept sites industriels dont l’ouverture est prévue prochainement.

La tendance est tout de même fortement négative puisque plus de 80 000 emplois ont disparu dans l’industrie manufacturière, et que le nombre de fermetures de sites dans le secteur des industries manufacturières est deux fois supérieur à celui des créations. L’article qualifie donc ces ouvertures de sites industriels de « fleurs de ruine »

Denis Cosnard, l’auteur de l’article, conclut en citant Patrick Artus, directeur de la recherche de Natixis : Nous craignons que, malgré les efforts faits aux Etats-Unis et en Europe (soutien de l’innovation, de l’enseignement supérieur, des nouvelles technologies dans les énergies renouvelables…), la réindustrialisation de ces pays soit extrêmement difficile, en particulier avec les politiques menées en Chine.

Seule note positive, notre Observatoire de l’investissement continue d’afficher un solde de créations d’emplois positif depuis le début de l’année.

Article des Echos sur notre dossier d’étude sur l’investissement en 2009

Dans un article titré « Radiographie des restructurations« , Frédéric Schaeffer, du journal les Echos, reprend certains chiffres issus de notre dossier d’étude sur les investissements en France en 2009. Une bonne synthèse de ce dossier disponible depuis hier.

infographie_les_echos

Trendeo publie une analyse détaillée de l’investissement en France en 2009

L’Observatoire de l’investissement a été créé par Trendeo en juillet 2009. L’objectif de cette base de données, accessible par abonnement, est de recenser, en temps réel, toute l’information sur les investissements et désinvestissements en France dès lors que ces opérations entraînent des recrutements ou, en sens inverse, des suppressions d’emplois.

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Ce choix correspond à une volonté de recenser des événements qui ont un poids en termes de développement économique. Il permet aussi de restreindre le champ des données recherchées à un phénomène bien couvert par les médias : l’évolution de l’emploi.

Cette méthodologie nous a permis, en 2009, de recenser 4 836 opérations : 2 340 investissements correspondant à 151 410 emplois créés, et 2 496 désinvestissements correspondant à 273 473 emplois supprimés.

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Par rapport aux données portant sur l’investissement comptable et macroéconomique, telles qu’établies par l’INSEE, nous ne présentons que des données partielles, se rapportant aux investissements évoqués par les médias. Nos données ont permis toutefois de retracer 43 milliards d’euros d’investissements.

Les données que nous collectons constituent ainsi un indicateur original, qui n’est pas comparable aux statistiques existantes, mais qui permet d’analyser, en temps réel, la confiance en l’avenir manifestée par les investisseurs en France. Que, mois par mois, les désinvestissements dépassent les investissements reflète une crainte généralisée à presque tous les secteurs et constitue un bon indicateur du moral des décideurs (même si le mois de janvier 2010 s’est avéré le meilleur depuis la création de l’observatoire).

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Un dossier complet de 78 pages présente nombre d’analyses sur les résultats de l’année 2009 (télécharger le sommaire). Il comprend un décompte des délocalisations et relocalisations, des données par secteur et par filières, en emplois et en montants investis, un classement des régions et d’autres éclairages particuliers, comme la carte du solde des annonces de créations et de suppressions d’emplois par bassin d’emploi, reproduite ci-dessous.

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Les principaux résultats sont les suivants :

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- l’année 2009 a été très mauvaise, sans surprise. Nous avons recensé plus de 120 000 emplois nets supprimés ;

- l’industrie manufacturière est de très loin le premier secteur touché, avec plus de 80 000 emplois nets supprimés ;

- ce sont ensuite les administrations publiques, et notamment les armées, qui ont annoncé des réductions d’effectifs en 2009 ;

- quelques rares secteurs ou filières ont annoncé plus de créations d’emplois que de suppressions : le commerce, les sports et loisirs, l’aéronautique, la filière des emplois « verts » ;

- la répartition régionale de ces annonces montre que les régions industrielles sont évidemment plus touchées, mais que l’Île-de-France subit également très durement la récession.

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L’étude de 78 pages accompagnée du tableur comprenant les 4 800 informations détaillées recensées par nos soins est commercialisée par Trendeo, au prix de 1 150 € HT (et adressée gratuitement aux organismes abonnés à l’observatoire de l’investissement). Le formulaire de contact peut être utilisé pour toute demande à ce sujet.

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Carte de France par bassin d’emploi, indiquant le solde net des emplois créés par les annonces d’investissement et de désinvestissement recensées en 2009

carte_trendeo_2009

En janvier 2010 le solde net des créations d’emplois est positif dans l’observatoire de l’investissement de Trendeo

Au mois de janvier, l’observatoire de l’investissement de Trendeo a relevé 469 annonces d’investissement et de désinvestissement.

Pour la première fois depuis janvier 2009, le solde net des emplois créés par les investissements ainsi annoncés est positif de plus de 1000 emplois. De fait, en janvier 2010, 179 annonces négatives correspondent à 4 903 emplois supprimés et 290 annonces positives correspondent à 9360 emplois créés. Au total, ce sont donc près de 4500 emplois nets qui devraient être créés en conséquence des décisions annoncées.

Depuis la création de l’observatoire, seuls deux mois avaient été faiblement positifs : mars 2009, avec un solde net de 605 emplois, et septembre 2009, avec un solde net de 836 emplois.

Cette inversion de tendance bienvenue est encore trop récente pour compenser le total de 120 000 emplois nets supprimés que nous avons recensés en 2009 – nous publierons très prochainement un bilan détaillé.

janvier 2010 observatoire investissement trendeo

Ajout des bassins d’emploi à l’observatoire des investissements de Trendeo

L’observatoire des investissements recense les annonces d’investissements et de désinvestissements sur tout le territoire (les départements et collectivités d’outre-mer seront intégrés à partir de janvier 2010). Jusqu’ici les informations étaient disponibles par commune, département et région. Nous venons d’ajouter la possibilité d’analyser les données recensées par bassin d’emploi (zones d’emplois telles que définies par l’INSEE).

Cette fonctionnalité va permettre de comparer l’attractivité de différentes zones avec un découpage de taille pertinente, entre la commune, trop petite et le département. Les zones d’emploi découpent le territoire français en 364 bassins d’activité économique homogènes par rapport aux actifs employés.

Depuis le premier janvier, les données collectées permettent d’identifier les zones d’emploi les plus actives, tant dans le sens des investissements que des désinvestissements (en ajoutant les emplois créés et les emplois supprimés en valeur absolue). Les résultats sont très contrastés.

Pour les dix bassins d’emplois pour lesquels nous avons relevé le plus de mouvements (cf. tableau ci-dessous), Paris perd près de 15 500 emplois. Nanterre est dans une situation beaucoup moins négative puisque les suppressions d’emplois sont presque équilibrées par des créations. Saint-Denis obtient un résultat très positif, principalement grâce à l’arrivée de 3 200 salariés de BNP Paribas. Metz est très affecté par le plan de restructuration des armées, avec plus de 4 500 suppressions d’emplois nets annoncées (hors emplois défense, Metz affiche un solde positif de 200 créations d’emplois). Dans une moindre mesure, Versailles est victime du même phénomène puisque près de 1 800 postes nets vont être supprimés, dans le cadre de la nouvelle carte des implantations du Ministère de la Défense.

Trendeo publiera début janvier une analyse complète de l’année 2009. Toutes ces données sont immédiatement accessibles pour les abonnés de l’observatoire de l’investissement.

Rang Bassin d’emploi Emplois créés Emplois supprimés Solde net
1 Paris 1 024 16 513 - 15 489
2 Nanterre 7 376 8 218 - 842
3 Lyon 4 747 4 387 360
4 Toulouse 3 287 4 453 - 1 166
5 Bordeaux-Zone-Centrale 3 519 3 567 - 48
6 Saint-Denis 4 890 1 969 2 921
7 Metz 703 5 269 - 4 566
8 Lille 3 166 1 910 1 256
9 Nantes 2 523 2 474 49
10 Versailles 512 3 949 - 3 437

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La définition des zones d’emploi par l’INSEE :

Une zone d’emploi est un espace géographique à l’intérieur duquel la plupart des actifs résident et travaillent. Effectué conjointement par l’Insee et les services statistiques du Ministère en charge du travail, le découpage en zones d’emploi constitue une partition du territoire adaptée aux études locales sur l’emploi et son environnement.
Les déplacements domicile-travail constituent la variable de base pour la détermination de ce zonage. Le découpage respecte nécessairement les limites régionales, et le plus souvent les limites cantonales (et donc a fortiori départementales). Il était recommandé de ne pas créer de zones réunissant moins de 25 000 actifs. Ce zonage est défini à la fois pour la France métropolitaine et les DOM.

Paris, dixième ville « verte » européenne

index siemensSiemens, en collaboration avec The Economist intelligence Unit, a publié récemment un classement des villes vertes européennes.

30 villes européennes y sont notées selon des critères tels que les rejets de CO2, le réseau de transports (notamment la part des déplacements en transports publics), la qualité des immeubles (normes de construction, consommation moyenne) et de l’eau ou la gestion des déchets. En tout ce sont 30 indicateurs qui ont été collectés pour chaque ville. Paris est donc en dixième position (seule ville française du classement), les seules autres « grandes » villes européennes mieux classées étant Bruxelles et Berlin (Londres est onzième).

Parmi les conclusions du rapport, on trouve une prépondérance des villes nordiques, plus « vertes » que les autres, et une corrélation entre le PIB par habitant et le respect pour l’environnement.

Un dossier très complet de 51 pages est téléchargeable sur le site.

Le site Siemens European green city index

Source : Euractiv

Le baromètre des écoterritoires

PubliNews a rédigé aujourd’hui, à l’occasion du salon Pollutec, un article sur les Ecoterritoires.

Il s’agit d’un regroupement de sept territoires, à l’échelle le plus souvent départementale, qui souhaitent faire valoir leurs compétences en matière d’accueil de projets d’investissement « verts » (cf. le site Ecoterritoires.org) Ils ont entrepris de prospecter des entreprises pour connaître leurs projets d’investissement dans les secteurs liés au développement durable.

L’article donne quelques résultats sur la segmentation des projets identifiés – dans le cadre de la démarche de la campagne de prospection menée par ce collectif d’agences de développement.

Les données de l’Observatoire de l’investissement de Trendeo sur les emplois « verts » sont également rappelées. Le champ d’observation de ces deux outils est légèrement différent : les Ecoterritoires recensent des projets encore en cours de définition au sein des entreprises, alors que l’observatoire de l’investissement de Trendeo recense principalement des projets annoncés – mais inclut quelques projets potentiels.

Néanmoins, les grandes tendances du secteur sont identiques dans les deux cas : prépondérance des projets liés aux énergies renouvelables et, au sein de ces projets, prépondérance du photovoltaïque ; accent sur les difficultés rencontrées pour faire accepter localement les projets de production…

Le baromètre des Ecoterritoires devrait être publié trimestriellement à l’avenir.