L’investissement et l’emploi en France en septembre 2012

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Nous avons diffusé en septembre dernier, une note de synthèse sur la conjoncture de la rentrée 2012. Cette note a été adressée à nos clients ainsi qu’à quelques journalistes.

Vous la trouverez disponible en téléchargement ci-dessous. Le passage suivant est l’introduction de la note.

Bonne lecture, et n’hésitez pas à nous contacter pour plus de renseignements sur nos prestations.

David Cousquer, gérant de Trendeo et créateur de l’Observatoire de l’emploi et de l’investissement.

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Les données présentées ici sont issues de l’Observatoire de l’investissement de Trendeo. Elles sont communiquées pour illustrer les capacités de cet outil innovant dans l’analyse de la conjoncture de l’emploi et de l’investissement. Nos clients utilisent cette base pour des travaux de veille commerciale ou des analyses de conjoncture territoriale ou sectorielle.

Au mois de septembre 2012, la conjoncture est fortement dégradée, avec des créations d’emplois en baisse et, simultanément, des suppressions en hausse. Cette situation ne s’était produite que deux fois au cours des treize derniers trimestres – au troisième trimestre 2010 et au deuxième trimestre 2011. La conjoncture du quatrième trimestre dépendra de plusieurs facteurs, évoqués ci-après. Il s’agira tout d’abord de savoir si les emplois publics vont repartir à la baisse, accompagnant la dégradation des emplois privés ou, s’ils vont, au contraire, amortir ce mouvement. Le redémarrage éventuel des services sera également important. En effet, dans les secteurs qui créent des emplois depuis 2009, les services – commerce, logiciel, restauration, services à la personne – sont prépondérants mais orientés à la baisse en cette fin d’année.

Pour les secteurs qui suppriment des emplois, c’est l’évolution de l’automobile qui déterminera les résultats du quatrième trimestre. Le secteur a déjà dépassé les 10 000 emplois nets perdus au troisième trimestre, en grande partie du fait des annonces du groupe PSA. D’une manière plus générale, les fermetures d’usines se poursuivent alors que les créations d’usines ralentissent : nous atteignons les 1 132 usines fermées depuis janvier 2009. Seul élément positif en fin d’année, l’éolien en mer est un secteur porteur : les investissements annoncés dans le cadre du deuxième appel d’offres tirent l’ensemble des investissements verts et permettent d’envisager de dépasser les 10000 emplois nets créés en 2012.

Ces contrastes entre secteurs se retrouvent au niveau territorial : les régions obtiennent, depuis 2009, des résultats très contrastés.

En ce début septembre 2012, la conjoncture est fortement dégradée. L’économie française n’atteint pas le rythme de suppressions qui était celui de 2009, mais pourrait s’en rapprocher si le quatrième trimestre s’inscrit dans la tendance du troisième, avec une réduction des créations d’emplois due à la baisse d’activité dans les services, des emplois publics stagnants et des suppressions d’emplois soutenues dans l’industrie.

La note suivante reprend et détaille ces chiffres. Il s’agit pour nous de faire valoir la diversité des informations mises en évidence par l’Observatoire. Les utilisateurs abonnés à cette base peuvent approfondir les aspects qui les intéressent particulièrement.