« L’économie verte génère peu d’emplois en France »

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L'économie verte génère moins d'emplois en France, article Rémi Barroux commentant des données du Commissariat général au développement durable complétées de celles de l'Observatoire de l'investissement de Trendeo.Rémi Barroux publie un article ainsi titré, dans le Monde du 4 mars 2011.

La publication de données du Commissariat général au développement durable sur « les éco-activités et l’emploi environnemental en 2009 » fournit l’occasion de rappeler qu’en 2009, selon le CGDD, les éco-activités représentaient 427 100 emplois en France, une hausse de presque 3 000 emplois par rapport à 2008. Les données du Commissariat général sont complétées par celles de l’Observatoire de l’investissement de Trendeo, qui montrent une baisse des emplois créés en 2010 dans les investissements durables – cf. nos données pour 2009-2010.

Extrait de l’article :

«L’ambition affichée par le gouvernement reste forte : la croissance verte doit procurer un gisement d’emplois bienvenus au lendemain d’une crise économique qui a fait massivement remonter le chômage.

En 2009 pourtant, la progression des emplois dits « verts » s’est tassée, selon le premier bilan établi par commissariat général au développement durable (CGDD). Cette tendance s’est confirmée en 2010, selon l’Observatoire de l’investissement, qui recense 4 383 emplois nets créés dans les secteurs verts en 2010 contre 7 240 en 2009.

Pour la ministre de l’écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, « les emplois verts confirment leur caractère d’avenir : ils restent en croissance, alors que pour l’ensemble de l’économie, ils sont en retrait ».

Dans sa note de février 2011, « Les éco-activités et l’emploi environnemental en 2009, premiers résultats », le CGDD estime que le total des emplois liés aux éco-activités atteignait 427 100 fin 2009, en hausse de 0,7 % sur un an. La progression la plus forte s’est faite dans les énergies renouvelables (+3 200), le traitement des sols et eaux (+ 2 300) ou encore le traitement du bruit (+ 700). L’emploi a par contre reculé dans le traitement des déchets (- 1 400) et dans la maîtrise de l’énergie (- 1 200). L’étude pointe en effet un « repli des travaux d’isolation ».

Ces chiffres, calculés à partir des données de production par secteur auxquelles on applique un taux de productivité pour déterminer le nombre d’emplois induits sont à prendre avec prudence. Mais d’autres signes confirment ce ralentissement en 2009, tel le volume de la production des éco-activités qui a atteint 64,4 milliards d’euros, en baisse de 3,4 % par rapport à 2008. Les exportations ont enregistré un recul de 33,3 %, baissant à 4,5 milliards d’euros en 2009.

[highlight type= »light »]Si les secteurs verts représentent la « première filière industrielle française en 2009-2010 par nombre d’emplois créés », selon David Cousquer, directeur de l’Observatoire de l’investissement et de Trendeo, une société de veille économique sur Internet, le très fort ralentissement enregistré en 2010 s’explique pour l’essentiel par « la diminution de l’activité dans le solaire (- 50 % d’emplois créés) et par la très forte chute des emplois dans l’éolien (baisse de 85 %) ».[/highlight]

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